Moscou appelle Londres à ne pas provoquer une course aux cyber-armements

La diplomatie russe a exhorté Londres à «ne pas perdre la tête et à ne pas provoquer une nouvelle course aux armements» numériques, soulignant que Moscou propose de coopérer dans ce domaine plutôt que de recourir à une rhétorique agressive.

Le 7 octobre, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a appelé le Royaume-Uni à ne pas déclencher une course aux armements dans l’espace numérique et dénoncé les propos «hostiles» du ministre britannique de la Défense, Ben Wallace. Celui-ci a déclaré que Londres était prêt à mener des cyberattaques contre les Etats hostiles qui tenteraient de nuire au Royaume-Uni, dont la Russie.

La diplomate russe s’est exprimée en ces termes : «Nous exhortons nos adversaires à ne pas perdre la tête et à ne pas provoquer une nouvelle course aux armements cybernétiques […] Depuis de nombreuses années, l’idée d’une nécessité de renforcer les moyens offensifs dans le domaine de l’information et dans le cyberespace a été introduite dans la conscience publique des Etats membres de l’OTAN, sous le prétexte de contrer les menaces qui émaneraient de notre pays – pas seulement de la Russie, mais la Russie est mentionnée, probablement plus souvent que tout autre Etat.»

Moscou propose de coopérer […] plutôt que de recourir à une rhétorique agressive

Maria Zakharova a ensuite souligné que la Russie s’était toujours opposée à la militarisation du cyberespace et préconisé l’utilisation des technologies de l’information et de la communication à des fins exclusivement pacifiques.

«C’est notre priorité. Nous avons proposé à plusieurs reprises – à nos partenaires britanniques, en particulier – de tenir des consultations bilatérales d’experts. Cependant, Londres préfère ces déclarations hostiles, agressives et tout simplement déséquilibrées, et ces sorties sans fondement à l’encontre de la Russie», a-t-elle indiqué, avant de conclure en affirmant que Moscou «propose de coopérer sur l’ensemble du spectre des questions de sécurité informationnelle internationale plutôt que de recourir à une rhétorique agressive».

Source à l’adresse RT France