Un adjoint au maire de Canteleu arrêté puis relâché dans une affaire de trafic de stupéfiants

L’adjoint au maire de Canteleu a été placé en garde à vue le 8 octobre dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, qui avait déjà mené à l’interpellation de Mélanie Boulanger, maire de la ville.

L’adjoint au maire PS de Canteleu (Seine-Maritime), placé en garde à vue le 8 octobre lors d’un coup de filet antistupéfiants, a été remis en liberté, a appris l’AFP le 10 octobre de sources concordantes.

«Hasbi Colak a été remis en liberté hier [le 9 octobre] à 16 h 30. Aucune charge n’a été retenue contre lui. Ses affaires personnelles et des scellés lui ont été restitués», a indiqué le 10 octobre son avocat Me Jérémy Kalfon à un correspondant de l’AFP, confirmant une information d’une source proche du dossier.

Selon l’avocat de l’élu, «quand on fait partie d’une équipe municipale, on est en contact avec beaucoup d’administrés, et parmi eux il peut y en avoir qui sont moins honnêtes que d’autres. Ce sont ces contacts qui ont pu mettre la puce à l’oreille des enquêteurs […] Les policiers, à travers leurs questions, ont davantage voulu fermer des portes que les ouvrir».

«Mon client s’inquiète du tapage qu’il y a eu autour de cette affaire et des proportions que cette affaire a prises. Passer 36 heures en garde à vue, c’est toujours éprouvant», a-t-il ajouté.

Hasbi Colak, adjoint chargé du développement économique, des commerces et de l’emploi à la mairie de Canteleu, près de Rouen, avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. 

Une garde à vue qui succède à celle du maire Mélanie Boulanger

L’édile de Canteleu Mélanie Boulanger, maire PS de la ville depuis 2014, vice-présidente de la métropole de Rouen et ex-tête de liste PS-EELV aux régionales en Normandie, avait elle aussi été placée en garde à vue le 8 octobre au matin et remise en liberté le 9 octobre.

Le 8 octobre, le parquet de Bobigny avait indiqué que les personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue «sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Bobigny, saisi d’une information judiciaire ouverte depuis septembre 2019 des chefs de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs».

Un million d’euros d’avoirs, dont des sommes placées sur des comptes bancaires, 375 000 euros en liquide ainsi que des véhicules, ont été saisis lors des perquisitions réalisées le 8 octobre, selon cette source proche du dossier. Outre cette somme, les perquisitions ont permis aux enquêteurs de découvrir 15 kg d’héroïne, 25 kg de produit de coupe et des armes à feu, avait déclaré le 8 octobre le procureur de la République de Bobigny, Eric Mathais.

Au total, 19 personnes avaient été interpellées dans la matinée du 8 octobre, 15 en Seine-Maritime et quatre en Seine-Saint-Denis.

Source à l’adresse RT France