60e anniversaire du Mouvement des non-alignés : Sergueï Lavrov s’exprime depuis Belgrade

Plus d’une centaine de délégations se retrouvent en Serbie, 60 ans après la première conférence de ce mouvement, qui regroupe des Etats refusant d’aligner leur politique sur celle des grandes puissances.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’exprime ce 11 octobre depuis Belgrade, en Serbie, où plus d’une centaine de délégations des pays non-alignés se retrouvent, 60 ans après la première conférence de ce mouvement.

Créé officiellement en septembre 1961 autour d’une conférence à Belgrade (alors capitale de la Yougoslavie), le mouvement des non-alignés regroupe plus d’une centaine d’Etats qui se revendiquent comme n’étant alignés sur aucune grande puissance mondiale. Dans le contexte de guerre froide dans lequel il a vu le jour, ce mouvement regroupait plus précisément les nations refusant de prendre parti pour le bloc de l’Ouest ou pour le bloc de l’Est.

2/3 des membres de l’ONU, 55% de la population mondiale

Le groupe des non-alignés, qui compte également des Etats ayant le statut d’observateur, comme la Russie et la Chine, regroupe près des deux tiers des membres de l’ONU et plus de la moitié de la population mondiale.

S’exprimant en juillet pour annoncer la tenue de cet événement diplomatique majeur coorganisé avec l’Azerbaïdjan, le ministre serbe des Affaires étrangères, Nikola Selaković, avait rappelé les objectifs poursuivis par le mouvement : «L’esprit de non-alignement est basé sur l’égalité, la liberté, la paix durable, l’égalité souveraine des Etats et la coopération pacifique entre tous les peuples, et ces valeurs sont également tissées dans les fondations de la création de l’Etat serbe.»

Le ministre avait également insisté sur l’importance de faire prévaloir le droit international afin de «préserver la stabilité régionale et mondiale».

Nikola Selaković avait enfin insisté sur l’importance de lutter contre l’inégalité et le manque de solidarité, deux problèmes selon lui mis en lumière par la crise du Covid-19.

Source à l’adresse RT France