La miellerie : de l’apiculteur au consommateur

Un nouveau lieu de vente en direct vient d’ouvrir ses portes sur le marché de l’Agro de Dijon. À la miellerie, dans l’agréable cadre boisé d’une boutique entièrement écoconçue, la Famille Perronneau, apiculteurs en Côte-d’Or depuis 1890, a souhaité faire profiter le consommateur de ce cadeau de la nature qu’est le miel. Elle y propose à la vente des produits aux qualités garanties, sélectionnés auprès de producteurs reconnus pour leur savoir-faire. Bienvenue dans la ruche !

Écoconçue par les Ateliers de Langalerie (Dijon) sur le site de l’entreprise Apidis, la boutique la miellerie se veut exemplaire. Tout ici a été pensé local, circuit court, matériaux biosourcés, réduction du poids des structures, origine des bois, durabilité des matériaux… Jusqu’aux encres « propres » utilisées pour les visuels, eux-mêmes fabriqués à 3 km du magasin. « De façon générale, tous les artisans qui sont intervenus sur le chantier ont été choisis dans la région afin de pouvoir assurer un circuit le plus court possible et réduire l’emprunte carbone », précise Thomas Decombard-Perronneau, représentant de la 5génération de la famille à la tête de l’entreprise (lire encadré).

45 miels d’ici et d’ailleurs

À deux pas du Drive fermier de Côte-d’Or, des Salaisons Sabatier ou encore des Caves Carrière, la boutique donne accès à une incroyable collection de 45 variétés monoflorales de miel, en provenance de régions françaises (de Bourgogne, de Bretagne, du Gâtinais, de Franche-Comté, du maquis Corse…) et du monde entier (eucalyptus d’Espagne, caféier du Brésil, coriandre de Bulgarie…).

Tous vendus sous la marque Famille Perronneau, et tous passés au crible afin de garantir leur authenticité autant que leurs origines florale et géographique. À côté du classique conditionnement en pot, la miellerie proposera aussi en vrac cinq sortes de miels différents, servis au distributeur dans un contenant apporté par le client.

Bonbons, pains d’épice et hydromel

Plus que des miels, on y trouvera aussi des produits de la ruche (pollen, propolis, gelée royale), ainsi que des produits dérivés dont plus de 20 sortes de bonbons et 17 de pains d’épices élaborés selon les anciennes recettes de la Famille Perronneau. L’innovation n’étant pas incompatible avec la tradition, la miellerie a également mis au point une toute nouvelle gamme de bonbons gélifiés sur le modèle d’une grande marque bien connue : des nounours, des crocodiles, des petites bouteilles… mais en version bio, avec des arômes et des colorants naturels, et du miel bien sûr. Sans oublier les vinaigres et autres moutardes au miel, l’hydromel ou encore le miel à la truffe… 

Afin de répondre aux besoins de chaque consommateur et ce sur l’ensemble du territoire, un site de vente en ligne viendra renforcer, dans le courant de l’hiver, la possibilité d’acheter ces mêmes produits à distance. 

Une affaire de famille devenue grande
L’histoire commence en 1890 dans l’Auxois où un certain M. Pechinot, distillateur ambulant, se lance dans l’apiculture avec une centaine de ruches. Leur fille et leur gendre, Gabriel Perronneau, reprennent l’activité 30 ans plus tard et développent le cheptel pour arriver à près de 1 000 ruches. À partir des années 50, Gabriel Perronneau (2e du nom) et son épouse Madeleine triplent le cheptel pour se placer en tête de la production française de miel. Ils vont développer la transhumance des abeilles (l’apiculture pastorale), à la recherche des meilleurs terroirs dans de nombreuses régions françaises. En 1994, avec leur sept enfants, ils fondent la société Apidis (Apiculture Production Innovation Distribution) qui ajoute à la production de miels, une activité de négoce et de fabrication de produits dérivés. De nos jours, alors que la 5e génération arrive à la direction de l’entreprise, les miels de la Famille Perronneau, désormais présents dans plus de 39 pays, ont su séduire les gourmets du monde entier. Pour faire face à ce développement, Apidis a quitté en 2018 son site historique de la rue de l’Écluse pour s’installer sur un site  écoresponsable imaginé par l’atelier d’architecture Correia (Saulieu).

Source à l’adresse Dijon/Beaune, le mag