Italie : nouvelles manifestations contre le green pass après les violences du 9 octobre (VIDEOS)

Rome a été le théâtre de violents affrontements le 9 octobre entre les forces de l’ordre et des opposants au pass sanitaire, notamment des activistes du groupuscule «néofasciste» Forza Nuova. De nouvelles manifestations ont eu lieu le 11 octobre.

Le 11 octobre, de nouvelles manifestations contre le green pass (pass sanitaire) et l’obligation vaccinale se sont tenues en Italie. Celles-ci se sont déroulées pacifiquement, quelques jours après les scènes de chaos lors des protestations du 9 octobre à Rome, à propos desquelles la classe politique italienne a exprimé sa désapprobation. De nombreux responsables politiques ont également condamné le mouvement Forza Nuova qualifié de «néofasciste» après le saccage par certains de ses militants du siège de la CGIL (Confédération générale italienne du travail), principale confédération syndicale du pays située à gauche.

Matteo Renzi, ancien président du Conseil italien (centre-gauche) a fustigé «une agression contre le pays» et la Constitution après ces violences. 

Même son de cloche au centre-droit de l’échiquier politique. Silvio Berlusconi a exprimé sa solidarité avec le syndicat : «J’ai téléphoné au secrétaire général de la CGIL, Maurizio Landini, pour lui faire part, ainsi qu’à tout le syndicat, de ma sympathie et ma solidarité pour les violences inacceptables qui n’ont rien à voir avec la politique et la démocratie.»

Matteo Salvini, le leader de la Ligue, a également fait part de son soutien : «Solidarité avec la CGIL pour l’attaque subie, je suis proche des travailleurs qui défendent, pacifiquement, leurs droits et libertés.»

Le député et économiste Claudio Borghi, figure de proue de la Ligue contre le pass sanitaire, a également lancé un avertissement aux manifestants au sujet de Forza Nuova : «Chères familles qui manifestez légitimement contre le green pass ; la prochaine fois que vous voyez quelqu’un de Forza Nuova s’agréger à vous, chassez-le, par tous les moyens. Ils ne sont pas avec vous, ils sont là pour anéantir la légitimité de toute protestation.»

Le président du Conseil Mario Draghi s’est, quant à lui, rendu au siège de la CGIL, sous les applaudissements. Il a promis que le gouvernement allait se pencher sur la question «de la dissolution des forces néofascistes». «Les syndicats pour protéger la démocratie et les droits des travailleurs ; aucune tolérance contre l’intimidation et la violence», a tweeté le compte officiel du Palais Chigi, siège de la présidence du Conseil italien. Un communiqué a par ailleurs été publié sur le site de cette dernière, promouvant l’action du gouvernement en matière de vaccination contre le Covid-19. A ce titre, Mario Draghi n’avait pas fait mystère de sa volonté de la rendre obligatoire dès que possible.

Pour rappel, en Italie, le pass sanitaire devrait être étendu à tous les lieux de travail le 15 octobre, risquant d’entraîner de nombreuses suspensions de poste, ce qui pousse les Italiens à descendre dans les rues pour contester cette mesure. De nouvelles manifestations se sont ainsi encore déroulées dans la péninsule le 11 octobre, de Rome à Trieste.

Des étudiants de Padoue et de Venise ont également battu le pavé pour protester contre l’obligation du pass sanitaire pour accéder aux universités.

Source à l’adresse RT France