Les batteries… Elles mettent le feu aux centres de tri !

Il n’y a pas à dire, cette transition énergétique et écologique est très compliquée à mener.

Je ne vous dis pas qu’elle n’est pas nécessaire.

Je vous dis que les idées simplistes du type « yaka passer au tout électrique » ne fonctionnent pas !

Cela ne fonctionnera pas plus pour les vélos, les téléphones que les voitures à batteries dans l’état actuel de la technologie et des problèmes que cela pose à commencer par la hausse importante de la consommation d’électricité. Ainsi même les Echos s’en émeuvent.

Les batteries qui s’enflamment, la nouvelle plaie des centres de tri et de recyclage

« Les incendies se sont multipliés cette année dans les décharges et les sites de recyclage. Les recycleurs alertent sur le problème croissant des déchets d’équipements contenant des batteries lithium-ion, qui dégagent de l’hydrogène au contact de l’eau, d’où les départs de feu.

Le Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi) recense autant d’accidents en l’espace de trois ans (2016-2019), que sur les quinze ans depuis l’arrivée sur le marché, en 1991, des batteries lithium-ion.

Le monde du recyclage est en feu et les batteries lithium-ion sont pointées du doigt. « Les recycleurs constatent une augmentation considérable du nombre d’incendies sur des installations de traitement et de recyclage des déchets », s’alarme Federec, l’association des entreprises de recyclage, en soulignant « les conséquences lourdes de cette sinistralité : perte des bâtiments et des machines, arrêts de production, risque humain, grandes difficultés à faire assurer les installations, sanctions administratives ».

L’association voit trois causes à l’actuelle recrudescence d’incendies. Tout d’abord, un temps de stockage plus long des déchets depuis les restrictions apportées à leur exportation hors d’Europe, ainsi que l’augmentation des températures l’été, qu’évoque l’incendie spontané intervenu sur le site d’enfouissement de la Semardel en juin à Vert-le-Grand (Essonne). Mais la troisième raison est la principale : l’arrivée croissante de déchets d’équipements contenant des piles et batteries au lithium. Avant, il n’y en avait que dans les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Désormais, il y en a partout, des vélos aux brosses à dents en passant par les clés de voiture ».

Les incendies, c’est partout, et c’est plus la faute au mégot mais à la batterie !

« Cette année, « il ne se passe plus un jour sans notification d’un incendie, et partout en Europe les recycleurs font le même constat », témoigne Olivier François, président de la commission internationale de Federec. Même en l’absence de statistiques nationales, il estime que les cas dépassent cette année la centaine.

Le Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi) « recense autant d’accidents en l’espace de trois ans (2016-2019) que sur les quinze ans depuis l’arrivée sur le marché en 1991 » des batteries lithium-ion, souligne Federec et « la situation devient ingérable pour les recycleurs, des assureurs refusent désormais d’assurer les sites », prévient le président de Federec, François Excoffier ».

Nous sommes encore loin de l’éco-conception et lorsque l’on sait que l’on remplace des lumières de vélo à la dynamo qui marchent très bien par des batteries qui s’usent nous sommes en retard de plusieurs guerres écologiques.

Enfin quand vous voyez les chiffres « autant d’accidents en l’espace de trois ans (2016-2019) que sur les quinze ans depuis l’arrivée sur le marché en 1991 » vous pouvez dire « nous avons un problème Houston ».

Charles SANNAT

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Source Les echos.fr ici

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