« Les Asiatiques nous mettent le couteau sous la gorge » titre le magazine l’Express !

C’est une expression imagée rassurez-vous, mais c’est aussi le titre de cet article de l’Express concernant les pénuries et les rapports de forces internationaux dans les approvisionnements industriels mondiaux.

« Puces et matières premières : « Les Asiatiques nous mettent le couteau sous la gorge »

« La pagaille ? Vous rigolez, moi je dirai plutôt le chaos », s’enflamme Jérôme Valentin, le président de Cycleeurope, un fabricant de vélo électrique installé non loin de Romilly-sur-Seine (Aube). La reprise économique, il en a rêvé après ces longs mois de pandémie : elle est là, ses carnets de commandes sont pleins à ras bord mais la situation tourne au cauchemar. Pièces de rechanges et composants bloqués dans des ports asiatiques, factures qui s’envolent, choc énergétique. Sans compter le casse-tête des recrutements. Ca ne le rassure pas vraiment mais il n’est pas le seul. Toute l’industrie française et même mondiale est dans la panade. Les matières premières industrielles et alimentaires flambent, le commerce mondial est embolisé faute de containers, et les chaines de production s’enrayent. Une concordance de chocs difficile à encaisser. En bout de chaine, le consommateur payera forcément l’addition. L’Express est allé à la rencontre de ces chefs d’entreprise dans l’électronique, l’automobile, le jouet, l’agroalimentaire ou l’industrie lourde. Voyage dans une France au bord de la crise de nerfs.

Episode 1 : « Les fournisseurs asiatiques nous mettent le couteau sous la gorge »
En France, on a peu de semi-conducteurs, mais on a des idées ! Face à la pénurie de ces puces qui régentent désormais nos vies modernes -rares sont les objets à ne pas en être dotés- Renault a décidé de faire un (petit) saut technologique en arrière. C’est à la main que les futurs propriétaires de Clio, de Captur et d’Arkana devront désormais rabattre leurs rétroviseurs : pour continuer à produire un maximum de ces véhicules, l’ancienne régie a en effet décidé de ne plus proposer, jusqu’à nouvel ordre, leurs équivalents électriques, gourmands en semi-conducteurs. Rationner pour limiter autant que possible le chômage partiel dans ses usines, voilà à quoi en est rendu le constructeur au losange. Cette semaine, la moitié des usines européennes du constructeur devrait être à l’arrêt. Or, « la pénurie devrait durer plusieurs mois et la situation restera tendue en 2023″, souligne Jérémie Bouchaud, analyste chez IHS Markit. »

Pourquoi les fournisseurs asiatiques nous mettent-ils le couteau sous la gorge ?

Parce qu’ils achètent toutes les productions en amont.

Ils sont les plus gros fabricants parce que c’est eux qui détiennent les usines.

Il y a deux manières de faire les prix et un marché.

Soit vous détenez toutes les matières premières, soit vous détenez toutes les usines.

L’Asie est capable désormais d’acheter toutes les matières premières, elle est donc forcément servie en premier et de manière prioritaire.

Ensuite l’Asie étant devenue l’usine du monde c’est elle qui dispose des capacités de production.

Nous sommes devenus totalement dépendants et le peu d’industrie qu’il nous reste n’est plus en capacité d’acheter des quantités suffisantes de matières pour être compétitive ou trouver des fournisseurs.

Nous sommes donc totalement désarmés industriellement.

Charles SANNAT

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Source l’Expansion via L’Express.fr ici

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