Les Etats-Unis opposés à la construction par Israël de plus d’un millier de logements en Cisjordanie

Ce 26 octobre, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a fait part de l’opposition de son pays à la construction par Israël de 1 355 logements en Cisjordanie occupée, une opération «qui nuit aux perspectives de solution à deux Etats».

Les Etats-Unis ont affirmé le 26 octobre être «profondément préoccupés» par l’annonce israélienne de la construction de plus de 1 000 nouveaux logements dans des colonies juives de Cisjordanie occupée.

«Nous nous opposons fermement à l’extension des colonies, qui est totalement contraire aux efforts pour faire baisser les tensions et garantir le calme, et qui nuit aux perspectives de solution à deux Etats [israélien et palestinien]», a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse.

Le ministère israélien de la Construction avait annoncé cette opération le 24 octobre dans un communiqué. «Des appels d’offres pour 1 355 logements dans des localités de Judée-Samarie [nom donné par Israël à la Cisjordanie] ont été publiés sous la direction du ministre de la Construction Zeev Elkin», est-il expliqué dans ce communiqué.

Ces nouveaux logements s’ajoutent à ceux annoncés en août par les autorités, soit plus de 2 000, qui doivent obtenir cette semaine un feu vert définitif du ministère de la Défense. «Le renforcement de la présence juive [en Cisjordanie] est essentiel dans la vision sioniste», a déclaré Zeev Elkin, membre du parti de droite Nouvel espoir.

Environ 475 000 colons résident en Cisjordanie, où vivent également 2,8 millions de Palestiniens. La colonisation par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est annexée, illégale au regard du droit international, s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Elle s’est accélérée ces dernières années sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Son successeur Naftali Bennett est depuis mi-juin à la tête d’une coalition hétéroclite allant de la droite radicale à des partis de gauche.

Source à l’adresse RT France