Des distributeurs de billets dans les… tabacs !

Vous avez certainement entendu parler de cette histoire de fusion des réseaux de distribution des billets de la BNP de la Société Générale et du Crédit Mutuel.

La gestion des espèces coûte très chère aux banques, pour autant il y a d’autres solutions et les meilleures alliées dans cette bataille pour sauver le cash sont les sociétés de transports de fonds.

Logique.

S’il n’y a pas de fonds à transporter, il n’y a pas de sociétés de transports de fonds…

Donc, elles innovent, elles cherchent des relais de croissance et elles proposent des solutions qui permettent à tous de sauver l’utilisation du cash et des espèces dans notre quotidien.

C’est un rôle très important et fondamental, car les espèces permettent d’avoir accès au système économique et d’échange.

Tout le monde n’est pas bancarisé.

Les bureaux de tabac vont accueillir des distributeurs de billets

« Le nombre de distributeurs de billets proposés par les banques a légèrement diminué ces dernières années, selon la Banque de France. Les buralistes vont prendre la relève.

Une vingtaine de distributeurs (DAB) seront mis en service chez les buralistes « dès le mois de novembre prochain », ont annoncé mardi dans un communiqué commun la Confédération des buralistes et Loomis, filiale du groupe suédois Securitas spécialisée dans le transport de fonds. Les 24 000 débitants de tabac du territoire se verront ensuite proposer d’accueillir ce nouveau service, ont précisé Loomis et la Confédération.

« Le retrait d’espèces fait partie des services indispensables, que le réseau peut porter », estime Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, démontrant «l’utilité locale portée au quotidien» par un réseau au « maillage unique » et à la « très grande disponibilité » d’établissements ouverts « en moyenne 12 heures par jour, six jours sur sept ».

C’est une excellente chose, notamment dans le milieu rural où je vis.

Les agences bancaires telles que nous les avons connues vont fermer progressivement, parce qu’elles coûtent très cher à maintenir, à exploiter et à sécuriser. Les distributeurs souvent logés dans les agences, dans leurs surfaces commerciales et donc dans une emprise foncière plus large et donc plus coûteuse ne pourront être maintenus sans conserver tout le local.

A terme, les sociétés de transport de fonds et de gestion des valeurs, auront un boulevard devant elles pour exploiter ce retrait des banques notamment en prenant en charge la gestion du cash mais aussi l’exploitation de salles de coffres privées et sécurisées partout en France sans oublier d’autres services complémentaires.

Charles SANNAT

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Source Le Figaro.fr ici

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