Bordeaux : manifestation de soutien à Raoult devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins

Quelques dizaines de manifestants sont venus soutenir Didier Raoult convoqué devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins du fait de plaintes déposées à son encontre. Le professeur marseillais et son avocat ont reçu un chaleureux accueil.

Quelques dizaines de manifestants sont venus accueillir chaleureusement Didier Raoult, le 5 novembre, devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins à Bordeaux où l’infectiologue marseillais est convoqué en conséquence des plaintes déposées à son encontre, notamment pour manquement à la déontologie, un grief que le principal concerné a toujours contesté.

Comme en témoignent plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux, l’actuel directeur de l’IHU Méditerranée Infection a salué, à son arrivée, la petite foule venue avec des banderoles de soutien. 

Son avocat, Fabrice Di Vizio, a également été applaudi par les personnes rassemblées sur place. 

A l’automne 2020, le Conseil départemental de l’ordre des médecins (CNOM) des Bouches-du-Rhône avait engagé des poursuites contre Didier Raoult, lui reprochant notamment plusieurs entorses au code de déontologie liées à la promotion de l’hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19.

Plaintes pour «harcèlement» et «non-confraternité» déposées par le professeur Raoult

Le professeur Raoult a de son côté porté plainte, au mois de septembre, contre le président du CNOM, Patrick Bouet, pour «harcèlement». Quelques semaines plus tôt, le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) de Marseille avait également déposé une plainte contre le vice-président de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, le docteur Guillaume Gorincour, pour «non-confraternité». Depuis le début de la pandémie, la défense de l’usage de hydroxychloroquine contre le Covid par le professeur Raoult a suscité des polémiques dans le monde scientifique.

En septembre 2020 par exemple, la Société de pathologie infectieuse de langue française avait dénoncé la promotion de ce traitement «sans qu’aucune donnée acquise de la science ne soit clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», selon elle. L’IHU Méditerranée Infection de Marseille et son directeur sont également accusés d’avoir mené depuis 2017 de supposés «essais cliniques» illégaux contre la tuberculose, ce qu’ils nient.

Source à l’adresse RT France