L’armée française dément : ses pulls ne viennent pas de Chine… mais en partie du Maroc

Après que France bleu a laissé entendre que l’armée française se fournissait en Chine pour la fabrication de ses pulls, l’institution a démenti tout en expliquant que les vêtements seraient en fait pour partie confectionnés au Maroc.

Le made in France ne serait pas au beau fixe du côté de l’armée française. Alors que le candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg se rendait le 4 novembre dans une manufacture française, Regain, il a dénoncé le fait que celle-ci avait perdu un important marché avec l’armée française au profit d’une entreprise qui fait, en réalité, confectionner les vêtements à l’étranger. France bleu avait pour sa part écrit le 3 novembre un article, laissant penser que la Chine était le pays producteur desdits pulls.

L’armée a alors démenti sur les réseaux sociaux, par la voie de son porte-parole Hervé Grandjean. Celui-ci évoque une fake news, affirmant qu’«un contrat de fourniture de pulls pour l’armée française a été conclu avec deux entreprises françaises en septembre 2020 : Saint James et Léo Minor». «La confection est faite soit en France soit au Maroc ou en Tunisie. Les matières premières sont européennes», ajoute-t-il.

De son côté, Marianne a mis la main sur l’appel d’offres, constatant qu’il portait «sur trois lots de « jersey, de pull-over et de chandails »». «Deux de ces lots, dont le montant total de 2,2 millions d’euros représente l’essentiel du marché, ont en effet été remportés par Léo Minor, qui est en partie installée au Maroc, à Casablanca», ajoute l’hebdomadaire qui a réussi à contacter cette entreprise. Celle-ci confirme «faire fabriquer ses vêtements à l’étranger» et déclare que «les produits livrés à l’armée sont effectivement confectionnés et assemblés au Maroc». «En France, nous ne faisons que la recherche de fournisseurs, l’approvisionnement et la conception des produits», confesse auprès de Marianne le directeur général de Léo Minor, Antoine Auzépy. Et comme le note le magazine, Léo Minor se félicite sur son site internet être le «fournisseur numéro un du ministère français des Armées».

Invité sur BFM TV, Hervé Grandjean a malgré tout soutenu que la deuxième entreprise, Saint-James – qui a remporté un des marchés sur les pulls – «fabrique intégralement en France les pulls dont il est question». «Nous appliquons la loi, […] le code de la commande publique», souligne-t-il également, estimant que l’armée essaie de «favoriser au maximum» les entreprises françaises.

Source à l’adresse RT France