Pass sanitaire : Macron annonce un rappel de vaccin obligatoire pour les plus de 65 ans

Le président de la République a annoncé que pour conserver leur pass sanitaire, les personnes âgées de plus de 65 ans déjà doublement vaccinées devraient recevoir une troisième injection six mois après leur deuxième dose.

Dans son allocution prononcée le 9 novembre, Emmanuel Macron a annoncé que le maintien du pass sanitaire serait conditionné à l’administration d’une dose de rappel pour les plus de 65 ans à partir du 15 décembre.

«Les études montrent que six mois après le vaccin, l’immunité diminue. La solution est l’injection d’une dose supplémentaire, de rappel», a expliqué le chef de l’État. Souhaitant «accélérer» la campagne de rappel, le président de la République a annoncé, qu’à partir du 15 décembre les plus de 65 ans devraient «justifier d’un rappel pour prolonger la validité de leur pass sanitaire».

D’après les données de l’INSEE, les personnes d’au moins 65 ans représentent 20% de la population, soit au moins 14 millions de personnes, dont 1,5 million n’a pas reçu de première injection. Jusqu’à présent, seulement 7,7 millions de personnes étaient éligibles à cette dose de rappel.

Au 9 novembre, près de 3,8 millions d’habitants ont donc reçu une dose de rappel, dont 3,2 millions âgés d’au moins 65 ans. Ces 3,2 millions représentent 55% des habitants âgés d’au moins 65 ans et complètement vaccinés il y a au moins six mois (et donc éligibles), comme l’indique Le Parisien

Dans la foulée de l’annonce de la prise de parole d’Emmanuel Macron le 9 novembre, le nombre de prises de rendez-vous sur le site Doctolib pour une troisième de dose de vaccin contre le Covid-19 avait explosé. 

Une troisième dose qui doit «booster» l’immunité

Selon une étude publiée par la revue spécialisée Sciences le 4 novembre, l’efficacité des vaccins contre la contamination au Covid-19 chute de façon spectaculaire au bout de 6 mois. Les auteurs recommandent donc l’administration de «boosters». Sont éligibles à une dose de rappel du vaccin anti-Covid – qui doit se faire six mois après la dernière injection – les personnes de plus de 65 ans donc, les résidents d’Ehpad, les personnes à risque, celles atteintes d’une ou de plusieurs comorbidités, ainsi que les pompiers. 

La décision du gouvernement intervient alors qu’une reprise épidémique est confirmée en France. En effet, selon les données publiées le 9 novembre par Santé publique France, 6 851 personnes sont hospitalisées en raison d’une infection au Covid-19, contre 6 680 il y a une semaine. Les hôpitaux ont enregistré 409 nouvelles entrées en 24 heures.

Source à l’adresse RT France