Moscou et Minsk mènent des «exercices tactiques conjoints» en Biélorussie (VIDEO)

Les armées de l’air russe et biélorusse ont participé à un «exercice tactique conjoint» dans le cadre d’une vérification de l’état de préparation au combat des forces aéroportées, dans la région de Grodno en Biélorussie.

Selon le ministère russe de la Défense, le 12 novembre, dans le cadre d’une «vérification surprise de l’état de préparation au combat des forces aéroportées», une unité de parachutistes russes a effectué «un largage d’assaut sur un site de posé inconnu» dans la région biélorusse de Grodno, et a participé à un exercice tactique conjoint avec des unités des forces armées biélorusses.

L’assaut aéroporté a été effectué à l’aide d’avions Il-76 de l’aviation de transport militaire des forces aérospatiales russes. Ces appareils ont décollé d’une base située sur le territoire russe.

Après leur parachutage et après avoir accompli leurs missions d’entraînement au combat avec des unités des forces armées de Biélorussie, les parachutistes russes sont revenus au point de déploiement permanent sur le territoire de la Fédération de Russie.

Dans un communiqué, le ministère biélorusse de la Défense a de son côté fait savoir qu’une unité tactique de parachutistes des deux pays s’exerçait sur un terrain dans la région de Grodno.

«Après leurs sauts, les parachutistes russes et biélorusses mènent une série d’exercices de combat comprenant notamment la prise d’une position et sa tenue, la recherche et l’élimination de cibles», précise le texte.

La veille, deux bombardiers lourds supersoniques russes Tupolev Tu-160 ont survolé la Biélorussie. Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo des bombardiers effectuant leur patrouille, notant qu’ils étaient accompagnés d’un Sukhoï Su-30SM de l’armée de l’air biélorusse. La mission a duré quatre heures et 36 minutes, et les aéronefs russes ont parcouru plus de 3 000 km. L’armée russe a déclaré que ces activités n’étaient «pas dirigées contre des pays tiers».

Moscou assure que la crise actuelle n’aura pas d’impact sur les livraisons de gaz russe à l’Europe

Quelques milliers de migrants voulant se rendre en Europe, originaires principalement du Proche-Orient, sont massés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. L’Union européenne accuse Minsk d’orchestrer cet afflux migratoire, en délivrant notamment des visas, pour se venger de sanctions occidentales imposées en 2020. La Biélorussie s’en défend et dénonce des «accusations sans fondement». Bruxelles a par ailleurs fait savoir que de nouvelles sanctions étaient prévues. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a alors menacé de riposter en fermant les vannes d’un important gazoduc alimentant l’Europe en gaz russe et transitant par la Biélorussie, au moment où le continent fait déjà face à des pénuries. 

Moscou a réagi le 12 novembre, assurant que les livraisons de gaz russe à l’Europe ne seraient pas suspendues. «La Russie a toujours été et restera un pays qui respecte toutes ses obligations pour fournir le gaz aux consommateurs européens et pour respecter les engagements contractuels. La sécurité de la Russie en tant que fournisseur et partenaire dans le cadre des contrats en cours et futurs ne fait aucun doute», a ainsi déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Les membres européens et américain du Conseil de sécurité de l’ONU ont par ailleurs condamné le 11 novembre dans une déclaration conjointe une «instrumentalisation orchestrée d’êtres humains» par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne afin de «déstabiliser la frontière extérieure de l’Union européenne». Evoquant une «inclinaison masochiste», l’ambassadeur russe adjoint auprès de l’ONU Dmitry Polyanskiy a en réaction estimé que la saisine du Conseil de sécurité par les Occidentaux était «honteuse».

Source à l’adresse RT France