Présidentielle 2022 : des sit-in organisés pour une candidature unique à gauche

Plusieurs militants favorables à une candidature unique de la gauche à l’élection présidentielle ont organisé des sit-in devant les sièges de La France insoumise, du Parti socialiste et d’Europe-Ecologie Les Verts pour les inciter à se rassembler.

Des militants de la «Primaire populaire» ont effectué des sit-in le 16 novembre devant les sièges de plusieurs formations de gauche : La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) et Europe-Ecologie Les Verts (EELV). Leur but était de «mettre la pression» afin qu’ils se rassemblent autour d’une candidature unique en vue de l’élection présidentielle de 2022.

«Zemmour au 2nd tour : à qui la faute ?», «L’urgence c’est maintenant» ou encore «PS, LFI, EELV : on vous le pardonnera pas» figuraient parmi les slogans écrits sur les pancartes des militants.

«On est là pour essayer de mettre la pression sur les partis parce que c’est complètement irresponsable de ne pas se rassembler autour d’une idée de la gauche, de l’écologie, de la justice sociale », a expliqué Gaëlle Guillou, coordinatrice des bénévoles Ile-de-France, devant le siège LFI de Paris. Selon elle, «si aujourd’hui on laisse passer la droite, l’extrême droite ou même [Emmanuel] Macron, on repart sur cinq ans de catastrophe climatique et sociale».

Un vote est prévu en janvier 2022, après que dix personnalités ont été désignées par le vote de quelques 130 000 personnes au mois d’octobre. Parmi elles se trouvent justement Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo (PS), et Yannick Jadot (EELV).

Une candidature unique pour faire barrage à Eric Zemmour et Marine Le Pen

«Si on cumule [Eric] Zemmour et [Marine] Le Pen, on arrive à 35% [d’intentions de vote]. Donc la menace qu’il y en ait un des deux qui arrive au second tour est très forte ; et qu’il y en ait un qui gagne, elle est réelle», pense Robin Le Priol, bénévole de 28 ans. Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo cumulent ensemble moins de 25% d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle en avril 2022, d’après les derniers sondages.

«Nous [les] invitons à s’inscrire dans le sens de l’Histoire», avait exhorté le 15 octobre la porte-parole de la Primaire populaire Mathilde Imer, également membre des déçus de la Convention citoyenne pour le climat (CCC). Les militants ont prévu de se relayer tous les jours devant les sièges des différents partis, «au moins jusqu’au 30 novembre», soit la date limite pour les dix personnalités sélectionnées par les électeurs de la Primaire populaire pour annoncer s’ils souhaitent ou non y participer.

Les candidats de gauche «sont conscients qu’il faut se rassembler, mais chacun se dit : « C’est moi qui suis le plus à même de… »», a estimé Nicolas Lecointe. «A mon avis, ils se laissent encore un peu de temps et ils vont se rendre compte qu’ils vont droit dans le mur», espère-t-il.

La Primaire populaire a été lancée durant l’été. Elle souhaite rassembler la gauche, plus particulièrement proposer un candidat du «dépassement» à l’élection présidentielle de 2022. Outre Mathilde Imer, se trouve également à la tête de cette organisation Samuel Grzybowski, fondateur du mouvement Coexister.

Source à l’adresse RT France