Gilets jaunes : le troisième anniversaire d’un mouvement qui a ébranlé la «macronie» (REPORTAGE)

Le 17 novembre 2018 naissait le mouvement des Gilets jaunes, en réaction à la hausse des prix du carburant. Dès le début, il s’est distingué par sa distances envers les syndicats et les partis politiques et le soutien d’une partie des Français.

Il y a trois ans, le 17 novembre 2018, le mouvement des Gilets jaunes, né sur les réseaux sociaux, faisait son apparition en France. Opposés à la hausse du prix du carburant, des milliers de citoyens accoutrés du gilet de sécurité routière étaient descendus dans les rues pour dénoncer la hausse du coût de la vie, tout en demandant plus de considération de la part d’un gouvernement qu’ils jugeaient déconnecté de la réalité des Français.

Jacline Mouraud, l’une des figures du mouvement, est revenue au micro de RT France sur la colère qui animait les Gilets jaunes : «On est traqué ; on monte dans notre voiture, de toute façon on est considéré comme quelqu’un qui va potentiellement payer». «Mais qu’est-ce que vous faites du pognon des Français ?», se demande-t-elle encore.

Annoncée en septembre 2018, l’augmentation de la fiscalité des carburant fut en effet genèse de la protestation. Dès le premier acte du mouvement, un sondage révélait que 77% des Français estimaient les revendications légitimes. Dès le deuxième week-end de manifestation, les Gilets jaunes se distinguaient notamment par leur organisation horizontale sans politiques ni syndicats à leur tête.

Discret au début, le président de la République s’était finalement exprimé le 27 novembre 2018 en affirmant comprendre la colère des manifestants tout en condamnant les affrontements avec les forces de l’ordre. Lors de ses vœux pour l’année 2019, Emmanuel Macron avait cependant durci le ton en les qualifiant de «foule haineuse».

Toujours présent lors des manifestations, le mouvement a depuis eu des morts et des renaissances régulières. Les hausses des prix du carburant comme de l’énergie pourraient inciter les Gilets jaunes à s’inviter dans les débats de la campagne présidentielle.

Source à l’adresse RT France