«Faux nez de l’islamisme» : Schiappa interpelée par l’accueil à Bruxelles de représentants du Femyso

Marlène Schiappa s’est étonnée des liens entre la commissaire européenne à l’Egalité et une confédération européenne d’associations de jeunes musulmans. La ministre a saisi la commissaire afin d’obtenir plus d’éléments sur la question.

Invitée sur Europe 1 ce 22 novembre, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est étonnée des liens entre la commissaire européenne à l’Egalité, Helena Dalli, et le Femyso, une confédération européenne d’associations de jeunes musulmans qu’elle n’a pas hésité à qualifier de «faux nez de l’islamisme».

Ça l’«interpelle fortement», que la commissaire a reçu des représentants du Femyso, a en substance déclaré Marlène Schiappa sur Europe 1 en réaction à une enquête de Marianne. Selon le magazine, le Femyso aurait bénéficié depuis les années 2000 de plusieurs dizaines de milliers d’euros de subventions de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, une institution intergouvernementale de 47 nations européennes qui œuvre pour la préservation des libertés individuelles, notamment via la Cour européenne des Droits de l’Homme. 

Helena Dalli a publié le 18 novembre sur Twitter une photo d’elle et des représentants du Femyso après une discussion sur la «situation des jeunes musulmans en Europe et des défis rencontrés en raison des stéréotypes, des discriminations et de la haine».

Sauf que Marlène Schiappa estime que le Femyso est une organisation intrinsèquement hostile à la France. «Un petit tour sur les réseaux sociaux de cette organisation permet de voir à quel point ils tiennent des propos agressifs vis-à-vis de la France, et pas uniquement du gouvernement, mais aussi de la culture française, en blâmant la France et l’accablant de tous les maux», a-t-elle affirmé.

Le 4 novembre dernier, le Femyso avait publié sur Twitter un message affirmant que le racisme était «le plus grand produit d’exportation de la France».

La ministre s’interroge ainsi «de voir des organisations que nous voulons voir dissoudre en France et qui sont [déjà] dissoutes, à l’instar fin septembre de la maison d’édition Nawa et ses « ouvrages légitimant le jihad »» et «qui vont taper à la porte des bureaux européens pour recevoir de l’argent et des subventions».

En réponse, Marlène Schiappa a décidé conjointement avec Clément Beaune, le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, de saisir la commissaire européenne «pour qu’elle puisse nous apporter des éléments sur ce qui l’a amenée à recevoir cette organisation». «En France nous avons pris nos responsabilités, en disant pas un euro d’argent public pour les ennemis de la République […] Maintenant l’Europe doit faire ce travail», a-t-elle insisté.

Ce n’est pas la première que le gouvernement français dénonce les liens existants entre une organisation européenne et des organisations accusées de verser dans l’islamisme. Début novembre, le Conseil de l’Europe avait déclenché une vague de critiques en faisant l’apologie du voile dans une campagne de communication visant à «lutter contre les discours de haine antimusulmans». La secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry avait alors estimé que cette campagne «prônait» le port du voile et représentait «l’opposé des valeurs que la France défend». Le gouvernement français avait fait part de «sa désapprobation extrêmement vive» auprès des instances européennes. En réaction, le Conseil de l’Europe avait décidé de fermer le fil de discussion Twitter associé à la campagne.

Source à l’adresse RT France