«Je pense que c’est très excessif»: Zemmour estime que «tout le monde en fait trop» avec le Covid-19

Interrogé par les journalistes de France Info, le possible candidat à la présidentielle Eric Zemmour a critiqué la surréaction du monde devant la pandémie de Covid-19, regrettant que les dirigeants jouent «avec la peur des gens».

Le chroniqueur et presque candidat à l’élection présidentielle est revenu ce 22 novembre sur France Info sur la pandémie de Covid-19 ainsi que sur la colère en Martinique et en Guadeloupe contre les restrictions sanitaires. 

Sur ce second sujet, le polémiste a ainsi appelé à «arrêter d’être aussi brutal avec ces gens», précisant qu’il y avait selon lui une profonde incompréhension entre Emmanuel Macron et la population française. «Depuis le début il a un problème avec le peuple», a-t-il déclaré, soulignant que le problème du chef de l’Etat ne s’arrêtait pas aux Antilles.

«Je suis assez choqué depuis le début par le fait par exemple de virer des soignants qui ne sont pas vaccinés», a encore détaillé le polémiste, expliquant que ça n’arrangeait pas la situation des hôpitaux, déjà en manque cruel de personnel

On en fait trop et on en fait trop depuis le début

Mais plus largement c’est la réaction générale à l’épidémie qui est excessive selon lui. «Je pense […] qu’il faut essayer remettre cette épidémie à sa juste mesure», a-t-il déclaré au cours de l’émission. Le polémiste a dit comprendre «l’affolement» des premiers instants de l’épidémie, mais a déploré qu’on ait «beaucoup joué avec les peurs des gens». Relancé par son interlocuteur sur le fait que des dirigeants pour lesquels Eric Zemmour affiche une sympathie comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban prennent eux aussi des mesures drastiques contre le Covid, le journaliste a rétorqué : «Mais oui, tout le monde en fait trop.» «On en fait trop et on en fait trop depuis le début», a-t-il par ailleurs renchéri. 

Devant la reprise des cas en Europe, de plus en plus de pays renforcent les mesures de restriction de liberté, accentuant entre autres la pression auprès du public non vacciné. Et la pilule a de plus en plus de mal à passer. Aux Pays-Bas, la police a dû faire usage de balles réelles alors que de violentes émeutes ont éclatés à l’annonce de nouvelles mesures. 

En France, la situation est très tendue aux Antilles où la contestation des mesures sanitaire est venue s’agréger à d’autres revendications comme les prix de l’énergie ou les salaires. 

Source à l’adresse RT France