Vaccins non-ARN, reclassements pour les soignants : les concessions du gouvernement en Guadeloupe

Olivier Serva, député de Guadeloupe, a annoncé que plusieurs mesures ont été négociées pour une sortie de crise sur l’île. Dont l’accès à des vaccins non-ARN pour les soignants et des reclassements pour ceux qui refusent le vaccin.

Invité sur RMC le 23 novembre, Olivier Serva, député La République en Marche (LREM) de Guadeloupe et président de la délégation aux Outre-Mer à l’Assemblée, a annoncé que plusieurs mesures ont été obtenues pour une sortie de crise en Guadeloupe. Ainsi d’une part, selon le député, «aucun pompier ne sera suspendu et pour ceux pas encore vaccinés, ils pourront faire un test PCR gratuit toutes les 72 heures».

L’autre mesure d’importance concerne les soignants refusant la vaccination contre le Covid-19. Selon Olivier Serva, il y a entre 85-90% des soignants vaccinés en Guadeloupe, et les 1400 professionnels de santé qui ne sont pas vaccinés «auront le droit à un vaccin non-ARN». Ou, pour ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, à un reclassement, au cas par cas «pour que personne ne reste sur le carreau».

Des solutions qui seraient donc différente de la métropole, où le gouvernement a fait preuve de fermeté à l’égard des soignants qui hésitaient ou refusaient face au vaccin.

Ces annonces d’Olivier Serva ont été en partie confirmées par le ministre des Outre-mers, Sébastien Lecornu, qui a indiqué sur France 2 que le gouvernement s’engageait «à fournir des vaccins contre le Covid-19 sans ARN messager aux soignants en Guadeloupe qui le désirent». Le ministre a également déclaré que les personnels qui refusent de se faire vacciner et préfèrent abandonner leur qualité de soignants et demandent d’ores et déjà une reconversion professionnelle seraient «accompagnés» par le gouvernement.

En revanche, l’absence de suspension des pompiers non-vaccinés et leur accès à des tests gratuits n’a pas été évoquée par le ministre.

Olivier Serva avait alerté le gouvernement, le 19 novembre, sur une situation «quasiment insurrectionnelle» en Guadeloupe où des violences ont éclaté après plusieurs jours de mobilisation syndicale pour contester l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers. 

Après l’envoi de renforts de policiers et de gendarmes durant le week-end, le ministre de l’Intérieur Gérarld Darmanin a indiqué, dans un entretien à France Inter le 23 novembre, que la situation en Guadeloupe était «toujours très difficile». Affirmant que le rétablissement de l’ordre public était «le préalable à toute discussion», il a insisté sur le fait que des «gendarmes avaient été la cible de tirs à balles réelles».

L’exécutif souhaite calmer le jeu alors que la tension monte aussi en Martinique où un appel à la grève générale a été lancé par 17 organisations syndicales, entraînant une paralysie des activités économiques depuis le 22 novembre. 

Source à l’adresse RT France