L’avocat Juan Branco mis en examen en raison d’une accusation de viol

L’avocat Juan Branco a été mis en examen le 23 novembre par un juge d’instruction parisien, à la suite d’une main courante déposée en avril dernier. Accusé de viol, il nie toute contrainte et évoque une relation consentie.

L’avocat Juan Branco a été mis en examen le 23 novembre pour «viol» par un juge d’instruction parisien après les accusations d’une jeune femme fin avril dernier, a appris l’AFP le 24 novembre de source proche du dossier, confirmant une information du Point. L’intéressé a toujours nié les faits, évoquant une relation consentie.

Juan Branco «a été mis en examen […] du chef de viol. Il a été placé sous contrôle judiciaire», a confirmé à l’AFP une source judiciaire.

Une jeune femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, après sa rencontre avec Juan Branco consécutivement à des échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre mais, contrairement à une plainte, ne constitue pas une demande d’engager des poursuites. Une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris, confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ).

Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat, selon la version de celui-ci, puis aurait regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie. Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait «embrassé» avant de partir, toujours d’après l’avocat. Elle serait revenue le soir «froide et troublée» en lui annonçant qu’elle avait déposé une «main courante» sur les conseils de deux amies.

La plaignante prête à retirer sa main courante d’après Juan Branco

Après la révélation des accusations, Juan Branco avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait «retirer» sa main courante au plus tôt. Dans cette main courante, selon Le Point, la jeune femme assurait avoir pris un opiacé, de la lamaline, avec Juan Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission «Touche pas à mon poste» (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco avait été placé en garde à vue le 1er juin dans les locaux du 1er DPJ, puis remis en liberté en fin de journée. Son avocat, Yassine Bouzrou, qui n’a pas répondu à l’AFP le 24 novembre, avait affirmé dans un communiqué qu’il était «très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive». Mais le parquet de Paris a décidé de confier les investigations à un juge d’instruction.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Après avoir été le conseiller juridique du journaliste et fondateur de WikiLeaks Julian Assange, il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Source à l’adresse RT France