Démonstration de force des pêcheurs français, qui bloquent des ports et l’eurotunnel (VIDEOS)

En colère, les pêcheurs français se sont mobilisés ce 26 novembre dans plusieurs ports et devant le tunnel sous la Manche, afin d’y bloquer le trafic pour dénoncer le nombre limité de licences de pêche accordées par le gouvernement britannique.

Les pêcheurs français ont lancé une série d’actions le 26 novembre en Bretagne, en Normandie et dans le nord de la France pour protester contre la non-délivrance par le Royaume-Uni de licences de pêche dans les eaux britanniques dans le cadre des accord post-Brexit. 

Dès le petit matin, le port de Saint-Malo a ainsi été bloqué, empêchant l’entrée d’un ferry en provenance de Jersey, le Normandy Trader, selon Reuters.

Les pêcheurs français ont aussi bloqué le port de Calais (Pas-de-Calais), empêchant temporairement deux ferries transportant des camions et des passagers d’entrer.

Plusieurs chalutiers ont manœuvré pour forcer des ferries des compagnies DFDS et P&O à réduire leur vitesse et à attendre à l’extérieur du port, point d’entrée majeur sur le continent européen des marchandises britanniques.

D’après les données de Marine Traffic, les deux ferries qui se trouvaient à l’extérieur du port ont réduit leur vitesse en attendant de pouvoir entrer dans le port une fois l’accès libéré.

Un bras de fer entre Paris et Londres qui dure depuis des mois

La manifestation des pêcheurs français s’est ensuite déplacée vers le tunnel sous la Manche, opéré par le groupe Getlink, où ils ont bloqué le transport de marchandises vers et en provenance du Royaume-Uni.

La liaison Douvres-Calais est la route maritime la plus courte existant entre le Royaume-Uni et l’Union européenne – seulement 37 kilomètres.

A Ouistreham (Calvados), d’après plusieurs sources, plusieurs chalutiers ont bloqué à quai, pendant plusieurs heures, le navire Mont-Saint-Michel de la Brittany Ferries.

La France reproche au Royaume-Uni d’accorder trop peu de licences à ses pêcheurs pour accéder à une zone de six à douze milles nautiques au large des côtes britanniques, ainsi que de celles de Jersey et Guernesey.

«L’idée c’est vraiment de faire une démonstration de force et de montrer que nous sommes capables de réagir et de causer également un préjudice au Royaume-Uni, […] c’est un coup de semonce en fait», a expliqué le 26 novembre le directeur général du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), Jean-Luc Hall, sur Sud Radio.

Londres affirme n’avoir pas délivré toutes les licences demandées car elles n’étaient pas accompagnées des documents nécessaires.

Le conflit autour de la pêche entre la France et le Royaume-Uni, qui dure depuis des mois, s’est intensifié fin octobre, conduisant les gouvernements des deux pays à se menacer mutuellement de représailles.

Il intervient alors que Londres et Paris s’affrontent également sur la gestion des flux migratoires dans la Manche.

Source à l’adresse RT France