Les usines chinoises n’arrivent plus à recruter d’ouvriers !

« Chine : usine du monde recherche désespérément ouvriers »… ha, c’est embêtant.

Les Chinois seraient-ils tous morts du Covid ?

Non.

Même pas.

« Les jeunes générations fuient les travaux pénibles. Et les difficultés des entreprises à attirer des candidats pour ces postes sont accentuées par le vieillissement du pays ».

Même les petits « Chinois » veulent du confort. Mais comment va-t-on faire si plus personne ne veut nous produire pour pas cher des bidules dont nous n’avons pas besoin et que nous achetons avec de l’argent que nous n’avons pas… mais entre deux injections alors ça va. Tous piqués, tous protégés.

« AZhengzhou, ce ne sont pas les offres d’emploi qui manquent. 80 % des iPhone Apple de la planète sont assemblés dans cette grande métropole industrielle du centre de la Chine. Mais le principal sous-traitant de la marque à la pomme, Foxconn, a du mal à recruter. Pour susciter des vocations, il accorde depuis cette année une prime de 1300 euros aux nouveaux employés qui restent au moins 90 jours en poste. Et propose des salaires généreux pour la Chine : autour de 1 000 euros par mois pour un simple ouvrier, nourri et logé, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Malgré cela, les candidats manquent à l’appel.

« Nos usines étaient à l’arrêt l’année dernière à cause de l’épidémie de Covid, mais depuis la reprise, on a vraiment du mal à faire revenir nos ouvriers. Beaucoup ont trouvé du travail ailleurs », constate, amère, la DRH d’une usine de la région. Plus de 20 % de ces postes sont vacants dans l’empire du Milieu, selon une étude du Bureau du travail chinois publiée cette année.

« La pandémie a paralysé les économies de la plupart des pays asiatiques », souligne David Li, secrétaire général de l’association professionnelle des fabricants de chaussures de la ville de Dongguan, près de Canton, dans le sud-est du pays. Au sein de la deuxième économie mondiale, où l’épidémie est, pour l’heure, plutôt sous contrôle, des usines ont vu ces derniers mois leurs carnets de commandes se remplir très vite, à mesure que les acheteurs se détournaient des fournisseurs vietnamiens et indonésiens. « Certaines entreprises chinoises cherchent donc désespérément des ouvriers et n’ont d’autres choix que d’augmenter les salaires et de rogner sur leurs marges », poursuit David Li. »

Et oui, les Chinois veulent mieux. Alors il va falloir qu’ils aillent chercher je suppose des immigrés pour les faire travailler dans leurs usines à des postes que les Chinois refusent…

« A l’usine, on avait juste le droit d’aller aux toilettes »
Ces dernières décennies, les jeunes travailleurs migrants venus des campagnes ont fait tourner l’atelier du monde. Main-d’oeuvre docile, peu chère et abondante, ces soutiers de la croissance chinoise sont près de 350 millions. Mais aux yeux de la nouvelle génération, le travail en usine n’a plus la cote. « Les jeunes Chinois n’acceptent plus n’importe quel emploi difficile et ne veulent plus faire d’heures supplémentaires, explique Chen Long, sociologue à la Peking University. Ils sont plus hédonistes que leurs aînés. Beaucoup ont fait des études supérieures et rêvent d’autre chose. »

Et là on se croit en France quand on lit…

« Les jeunes Chinois rêvent de devenir fonctionnaires »

Bon, vous savez comment tout cela va se terminer ?

Simple.

Les salaires vont monter.

Et c’est vous qui allez payer !

Hahahahahahahaha.

Mondialisation piège à con et piège à inflation.

Nous sommes vraiment dirigés par des vedettes.

Charles SANNAT

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Source l’Express.fr ici

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