Un kamikaze fait sept morts et vingt blessés dans un attentat-suicide en RDC

Un attentat-suicide commis le 25 décembre à Béni, en République démocratique du Congo, a causé la mort de 7 personnes en plus de celle du kamikaze. Son identification s’annonce difficile en raison du mauvais état du corps à la suite de l’explosion.

Le kamikaze qui a déclenché sa bombe le jour de Noël à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a tué sept personnes et en a blessé vingt, selon le nouveau bilan communiqué le 26 décembre par les autorités.

Le premier bilan officiel le 25 décembre faisait état de cinq personnes tuées dans l’explosion provoquée par le kamikaze dans un restaurant du centre de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Les autorités ont immédiatement accusé les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) d’être responsables de cet attentat.

«A l’heure actuelle, le bilan provisoire fait état de huit morts dont un capitaine de la 22e brigade qui était au restaurant avec son épouse et ses enfants», a déclaré lors d’une conférence de presse Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais.

Le bilan compte aussi une vingtaine de blessés

«On compte aussi 20 blessés parmi lesquels deux jeunes filles, deux jeunes garçons, deux dames fracturées au niveau de membres inférieurs, deux dames blessées gravement» ainsi que deux responsables administratifs locaux, a-t-il ajouté. Quant au kamikaze, «son identification est difficile», a déclaré le lieutenant-général Constant Ndima, gouverneur militaire du Nord-Kivu. 

«On n’a pu récupérer que sa tête. Il était complètement déchiqueté par l’explosion. Mais on va y arriver parce que nous disposons d’une banque des données», a-t-il affirmé à la presse. Le lieutenant-général Constant Ndima a invité «ses administrés à être forts et vigilants car aucune partie du pays ne sera cédée à l’ennemie ADF qui veut installer un califat dans la région des Grands Lacs».

Le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri sont depuis début mai en état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires mais n’a pas permis jusqu’à présent de stopper les exactions des groupes armés. Dans ces deux provinces, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations conjointes contre des positions des ADF, groupe rebelle né en Ouganda.

Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol, revendiqués par Daesh, qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale.

Source à l’adresse RT France