Selon Sandrine Rousseau, «les antifas n’ont jamais frappé personne»

Au cours d’un débat avec le journaliste Geoffroy Lejeune, Sandrine Rousseau a déclaré que les antifas «n’ont jamais frappé personne», avant de préciser qu’elle condamnait la violence «d’où qu’elle vienne».

L’ancienne candidate à la primaire EELV pour la présidentielle s’est livrée le 2 janvier sur BFMTV à une violente charge contre Eric Zemmour, dont elle estime «qu’il légitime une forme de violence». Face au directeur de la rédaction de Valeurs actuelles Geoffroy Lejeune, elle est revenue sur les intimidations dont elle dit avoir fait l’objet fin décembre et pour lesquelles elle a porté plainte. 

Mais les antifas n’ont jamais frappé personne

«J’ai eu ma façade couverte d’autocollants d’Eric Zemmour, des gens qui ont sonné en pleine nuit, la boîte aux lettres remplie de tracts d’Eric Zemmour. Je pense qu’à une heure et demi du matin c’est pas complétement anodin», a déclaré l’écologiste. «La garantie de la démocratie c’est que ma parole soit respectée», a-t-elle ajouté, estimant qu’il ne devait y avoir de pressions à «aucuns des domiciles des représentants et des représentantes politiques».

Eric Zemmour accusé d’attiser des groupes «antisémites, racistes, xénophobes»

Et à Sandrine Rousseau de poursuivre : «Il attise des groupes qui sont des groupes de personnes antisémites, racistes, xénophobes etc., et ce sont des groupes qui utilisent la violence comme arme politique.» Pressée par Geoffroy Lejeune de citer des cas précis, Sandrine Rousseau a mentionné le groupuscule d’extrême droite les Zouaves, à qui l’agression brutale de militants de SOS Racisme au meeting d’Eric Zemmour à Villepinte le 5 décembre, est attribuée.

A l’objection du journaliste de Valeurs Actuelles qui lui rappelait qu’Eric Zemmour a condamné les agissements des «ultras» dans un communiqué, Sandrine Rousseau a rétorqué que le candidat cherchait à assurer «son impunité». 

Je vous arrête tout de suite, je condamne toute violence

«Mais les antifas n’ont jamais frappé personne», a alors répondu du tac au tac lorsque Geoffroy Lejeune a lui reprochait de ne l’avoir «jamais entendu» condamner la violence des antifas. «Je vous arrête tout de suite, je condamne toute violence […] d’où qu’elle vienne», a-t-elle ajouté à son interlocuteur qui lui égrenait quelques méfaits attribués selon lui aux «groupuscules d’extrême gauche» à l’occasion du chaotique déplacement d’Eric Zemmour à Marseille fin novembre. «Vous confondez des violences contre les biens et des violences contre les personnes», a alors rétorqué Sandrine Rousseau. 

Des antifas déjà condamnés pour violences

Contrairement aux propos de Sandrine Rousseau, des agressions contre des personnes ont bien été attribuées à des militants antifas en France. L’une des affaires les plus médiatiques de ces dernières années est l’attaque et l’incendie d’une voiture de police (occupée par des agents) en mai 2016, quai de Valmy à Paris. Sept personnes ont été condamnées dans le cadre de cette affaire à des peines allant jusqu’à sept ans de prison ferme. Des militant se revendiquant de l’antifascisme sont par ailleurs régulièrement impliqués dans des violences contre la police ou des militants du bord opposé en France et à travers le monde

De leur côté, outre l’agression de Villepinte, l’organisation nationaliste des Zouaves se voit attribuer plusieurs violences, comme l’attaque du bar fréquenté par des militants antifascistes Le Saint-Sauveur à Paris le 5 juin. Plusieurs membres du groupe ont été jugés en novembre pour ces faits, le jugement sera rendu le 21 janvier dans cette affaire. Les Zouaves sont par ailleurs accusés d’avoir perpétré de nombreuses agressions, certaines filmées et diffusées sur les réseaux sociaux, ces dernières années. 

Source à l’adresse RT France