Restrictions sanitaires : «Cela devient impossible à gérer», selon le gérant d’une brasserie (VIDEO)

Frédéric Jeanjean, gérant d’une brasserie et secrétaire général du syndicat UMIH dans les Bouches-du-Rhône, s’est exprimé sur RT France le 4 janvier au sujet de l’impact des nouvelles restrictions sanitaires sur son établissement.

Invité sur RT France le 4 janvier afin de s’exprimer sur l’impact des restrictions sanitaires et les aides promises par le gouvernement pour le milieu de la restauration, Frédéric Jeanjean, gérant d’une brasserie et secrétaire général du syndicat UMIH, a demandé plus de «clarté» de la part de l’exécutif, qui prendrait selon lui des mesures inadaptées.

«L’impact est très simple : il y a eu l’annulation en cascade des repas de fin d’année dès les premières annonces ; il y a eu ensuite une démobilisation de la clientèle, une baisse de la fréquentation touristique ; tous ces éléments conjugués font qu’on se retrouve avec un secteur qui se retrouve avec du -30 à -40% d’activité», a-t-il déploré. Frédéric Jeanjean a, à ce titre, renvoyé la responsabilité au gouvernement qui aurait, par ses multiples discours tout au long de la pandémie, découragé selon lui les consommateurs de fréquenter les restaurants. «Je vous rappelle que depuis près de deux ans, on ne cesse de dire aux Français que si on va manger au restaurant, qu’ils vont mourir», a souligné le restaurateur.

Il a également fustigé le contrôle d’identité et du pass vaccinal qui pourrait échoir au restaurateurs, estimant qu’il n’est pas de leur ressort d’y procéder, mais de celui des forces de l’ordre : «Si nous devons devenir des officiers de police judiciaire, ou des auxiliaires de police, à ce moment-là — en plus d’être des percepteurs, en plus d’être des collecteurs en plus de faire tout un tas d’autres métiers —, eh bien il faudra qu’à un moment l’Etat considère le temps que nous passons là-dessus, et qu’il nous dédommage en conséquence».

Réagissant au renforcement des aides aux entreprises annoncé par Bercy, il appelle à ce que les coûts variables soient pris en compte. «On demande à ce que l’ensemble des mesures qui ont été annoncées soit revu», a-t-il lancé, estimant que les critères d’attributions étaient détachés de la réalité.

«Hier on nous annonçait que si on avait 65% de baisse d’activité, on pourrait avoir droit aux aides, mais il faut savoir que si on peut 65% de son activité, on se retrouve au tribunal de commerce en situation de redressement», a ainsi cité comme exemple Frédéric Jeanjean. Ce dernier préfèrerait ainsi que les aides soient indexées sur les coûts fixes (loyers et salaires notamment) au lieu des coûts variables.

Source à l’adresse RT France