Le déploiement de la 5G retardé autour d’une cinquantaine d’aéroports aux Etats-Unis

Craignant que la 5G n’interfère avec les instruments de navigation des avions – notamment ceux utilisés lors des atterrissages à faible visibilité – la FAA souhaite mettre en place des zones tampons autour de 50 aéroports du pays.

La Federal Aviation Administration (FAA, agence gouvernementale chargée des contrôles et des réglementations sur l’aviation civile aux Etats-Unis) a publié le 7 janvier une liste des 50 aéroports américains qui disposeront de zones tampons pour la 5G, en raison des craintes que l’expansion du réseau n’interfère avec les systèmes de navigation des avions.

Depuis des mois, deux des plus grandes entreprises de télécommunications du pays, AT&T et Verizon, poursuivent les négociations avec le gouvernement pour déployer leurs réseaux 5G en bande C. Initialement prévue en décembre, la date de déploiement avait déjà été reportée au 5 janvier, avant de connaître un nouveau délai de deux semaines supplémentaires. Mais la FAA affirme désormais dans son communiqué que les opérateurs ont accepté de laisser leurs antennes 5G hors ligne pendant au moins six mois.

«Les entreprises de téléphonie mobile ont accepté d’éteindre les émetteurs et de procéder à d’autres ajustements près de ces aéroports pendant six mois afin de minimiser les interférences potentielles de la 5G avec les instruments sensibles des avions utilisés lors des atterrissages à faible visibilité», est-il ainsi écrit dans le communiqué qui liste parmi les villes concernées Los Angeles, Las Vegas, New York, Miami ou encore Dallas.

Le régulateur américain craint que la 5G en bande C ne perturbe les instruments de navigation, comme les radioaltimètres qui fournissent des informations sur l’altitude des avions, un système de sécurité important pour les atterrissages par faible visibilité. Un problème qui interpelle les leaders de l’industrie aéronautique aux Etats-Unis, avertissant que le déploiement 5G pourrait causer d’intenses perturbations dans un avenir proche : la société de lobbying Airlines for America a par exemple prédit que cela pourrait entraîner les reports ou les annulations de nombreux vols. De quoi concerner des millions de personnes. 

La FAA a déclaré avoir dressé sa liste d’aéroports en se basant sur «le volume du trafic [aérien], le nombre de jours de faible visibilité et la situation géographique». L’agence travaille également sur la directive AMOC (Alternative Means of Compliance) pour les compagnies aériennes et les fabricants afin de «trouver des moyens alternatifs pour atténuer une situation dangereuse», et de s’assurer que les avions seront équipés de radioaltimètres qui ont «prouvés être fiables et précis dans l’environnement 5G».

Source à l’adresse RT France